LE PROCES – FRANZ KAFKA

Publié le par N.L. Taram


LE PROCES – FRANZ KAFKA

Voilà un livre qui est toujours d'actualité, il n'a pas pris une ride !
(aucun rapport avec des évènements qui font la "une" dans les poubelles de Tahiti, évidemment)

Le jour de son arrestation, K. ouvre la porte de sa chambre pour s'informer de son petit-déjeuner et amorce ainsi une dynamique du questionnement qui s'appuie, tout au long du roman, sur cette métaphore de la porte. Accusé d'une faute qu'il ignore par des juges qu'il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation. À mesure que le procès prend de l'ampleur dans sa vie, chaque porte ouverte constitue une fermeture plus aliénante sur le monde de la procédure judiciaire, véritable source d'enfermement et de claustrophobie. L'instruction suit son cours sur environ un an durant lequel l'absence d'événements est vue uniquement à travers les yeux de K. Sa lucidité, dérisoire et inutile jusqu'à la fin, contrairement à celle du héros de La Métamorphose, n'apporte aucun soulagement. Le Procès, pièce charnière dans l'oeuvre de ce génie de l'absurde, renonce au ressort du surnaturel pour évoquer l'angoisse de l'obsession. --Sana Tang-Léopold Wauters


 

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5.0 étoiles sur 5 Incontournable., 26 mai 2005

Par 

A. Gilles - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 REVIEWER)    (REAL NAME)   

Je vis avec ce livre à mes côtés depuis trente ans. Je l'ai lu et relu.
A chaque lecture s'installe le même sentiment oppressant. L'écriture de Kafka, le Style, épouse au mieux la farce terrible qui se joue. Rien n'est jamais décidé ni acquis; chaque espoir trouve en lui-même sa propre réfutation. La dialectique se fait incendiaire : elle calcine chaque situation pour la rendre à l'inextricable. L'absurdité se met en scène pérpétuellement pour rendre innacessible à K la moindre issue qui semble se dessiner. Un exemple? Passer par un avocat est obligatoire mais il ne peut rien faire. Prendre contact avec un juge semble porteur d'espoir mais cela ne va-t-il pas produire l'effet inverse à celui recherché? L'épouse d'un huissier de second ordre peut éventuellement intervenir favorablement mais cette intervention ne va-t-elle pas mener au désastre?
La logique glisse sur un plan parallèle : celui là même qui la réfute aussitôt qu'elle se laisse entrevoir. Elle existe toujours mais sa vertu diffère, elle se dédouble, elle devient bicéphale et ne se tient plus dans la concordance d'un raisonnement et du raisonnable.
Un chef d'oeuvre.

 
5.0 étoiles sur 5
La perfection existe !, 11 juin 2003

Par Un client

Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Procès (Relié)

Sans doute l'oeuvre la plus parfaite de Kafka. Tout l'univers de Kafka y est concentré; cette force inéluctable au-delà de la raison qui entraine le héros, cette logique qui dépasse la logique, ce sentiment grandissant de résignation face à un monde que l'on ne comprend pas, etc... tout y est ! Ce livre est l'une des productions majeures du vingtième siècle. Un must! Et tant qu'à faire, offrez-vous une belle édition pour ce livre immortel...

 

Publié dans Littérature

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christian Penilla y Perella 29/09/2009 06:40


Kafka ! ! !

    Ce sont des livres qui nous marquent pour la vie . Le monde Kafkaien  fait partie de notre monde civilisé . Nous pourrions nous en passer mais l'homme de par sa complexité
crait  lui même cette toile d'araignée qui le submerge . 
     Plus une société est complexe plus elle devient obscure pour le commun des mortels . 
     C'est un monde dont  l'on pourrait se passer et qui rendrait les hommes plus < cools >