L'Autonomie Interne ? Un placebo...

Publié le par N.L. Taram

Vous avez dit "Autonomie" ? Nous n'avons jamais été aussi "dépendant"....

 

Tavini entête

 

Papeete, le vendredi 2 juillet 2010

 

 Fête de l’autonomie : la fin d’une escroquerie

 

 

Le 29 juin 2010 marque à jamais la fin de l’illusion autonomiste. L’autonomie qui devait être le rempart contre l’indépendance a d’abord servi les intérêts nucléaires de l’Etat et ceux très particuliers du Tahoeraa Huiraatira et de ses sponsors. M. Tong Sang est le reflet de cette fin de mirage : un mirage de président.

 

Le désintérêt des Polynésiens pour la célébration de l’autonomie constitue un désaveu sévère. Ils sont loin les défilés sur le front de mer et les offrandes publiques à celui qui rêvait d’être un nouveau metua. L’Etat se détourne. Le haut commissaire ne s’est pas estimé concerné par la célébration de ce qu’il considère comme une affaire de politique interne. Pourtant, ce statut a bien été imaginé, bâti, élargi et renforcé en étroite collaboration avec l’Etat et grossièrement dénaturé dans sa pratique  sous l’œil averti du gouvernement central.

 

Les laxismes de l’Etat sur l’usage des fonds publics, gaspillés, détournés au profit d’intérêts privés, avec l’accord de ses hauts fonctionnaires et d’une justice absente, ont précipité la décadence.

Perfusion 

33 ans plus tard, le bilan est celui d’une faillite économique, sociale, culturelle et politique dont l’unique acteur, la famille autonomiste, ne cesse de se quereller, de se trahir et de continuer à se goinfrer dès qu’une de ses composantes revient au pouvoir.

 

En se cramponnant à son fauteuil comme un naufragé à sa bouée, le président du pays ne fait qu’aggraver le malheur de nos populations et de nos entreprises. M. Tong Sang, vous n’avez plus de majorité. S’il vous reste un brin d’honneur et de raison, prenez exemple sur le gouvernement des  Maldives : démissionnez.

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Additif au communiqué du Tavini Huiraatira :

J’ai écrit dans un commentaire que j’adhère à 100% à cette analyse, mais le dernier paragraphe « En se cramponnant à son fauteuil……… démissionnez » me laisse sur ma faim. C’est vrai que je déclarais, par ailleurs, qu’il était souhaitable de laisser le trio (Tong Sang, Temaru, Fritch) en place et d’attendre la nouvelle loi électorale et le renouvellement de l’assemblée ; En espérant qu’ils pourraient redresser la barre et qu’ensuite nous pourrions repartir sur de nouvelles bases, ce délai nous permettant de bien cerner les problèmes et de trouver les solutions.

Hors, je lis dans les communiqués et j’entends dans les déclarations de l’UPLD/Tavini « Monsieur Tong Sang, démissionnez ! ». En effet le trio n’arrive pas à maintenir notre « bateau à flot », ne prends aucune décision importante afin d’éviter la dégringolade de plus en plus rapide. En effet, il devient urgent de stopper cette chute car la remontée sera d’autant plus difficile….. Mais que proposez-vous Mesdames et Messieurs de l’UPLD/Tavini ? Votre silence sur ce sujet est inquiétant, nous sommes prêts à vous soutenir, encore faut-il que nous sachions pourquoi… « où allons-nous ? ».

Un internaute a écrit sur cet article « En réalité tout le monde connait les remèdes… », s’il te plait, dis-nous… Car, moi, je ne vois pas !

Daumier, Le Malade Imaginaire

 Les médecins

Le Médecin Tant-pis allait voir un malade
Que visitait aussi son confrère Tant-mieux ;
Ce dernier espérait, quoique son camarade
Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux.
Tous deux s'étant trouvés différents pour la cure,
Leur malade paya le tribut à Nature,
Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru.
Ils triomphaient encor sur cette maladie.
L'un disait : il est mort, je l'avais bien prévu.
- S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie.

Jean de La Fontaine

Publié dans Politique

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christian Penilla y Perella 05/07/2010 09:37



Taram , que faut il faire pour sortir le pays de ce marasme ?


 


Tout simplement ce que fait la plus petite entité de notre socièté : Une famille . C'est aussi simple .


Le salaire est là , immuable sauf à faire des heures supplèmentaires si c'est possible .


   Même avec ces heures supplémentaires on a un budget qui n'est pas extensible . Si on ne le comprend pas c'est le bloquage à plus ou moins longue échéance avec tous les problèmes que
je n'ai pas besoin d'égrainer , tout le monde les connait .


   Cela veut dire , ne pas vivre au dessus de ses moyens .


   Si on vous a fait crédit et que vous ne pouvez plus rembourser il faut trancher dans le vif . Prendre un logement plus approprié à ses revenus . Plus de vacances et changer de style
de vie . Supprimer tout les supperflus . Serrer la ceinture .


   Si on ne fait pas ce minimum on fini parfois en SDF .


   Un pays c'est exactement la même chose . Pourquoi autant d'élus pour gérer un si petit pays ?  pourquoi autant de ministres ? Pourquoi autant de collaborateurs autour de
nos ministres ? Pourquoi autant de SEM gourmandes de fric ? Pourquoi toutes ces subventions à autant d'associations qui autre fois se débrouillaient toutes seules pour faire rentrer de l'argent ?
Pourquoi ces investissements de prestige comme si nous étions un grand pays ? Nous voulons avoir notre Télé , notre compagnie d'aviation , notre avion Présidentiel , ETC, ETC ,


   Encore faut il les gérer en bon père de famille et non pas pour y caser les copains et les coquins . Que d'affaires qui ont fini au tribunal ! !


    Une administration locale qui consomme 73 pour cent des recettes , c'est de la folie . Ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont responsables mais ce sont ceux qui ont créé ce
monstre . Le mammouth doit être dégraissé . Plus on attends plus cela sera douloureux .


   Un pays doit se gérer comme une entreprise . Si la Polynésie était une entreprise il y a bien long temps qu'elle aurait fait faillite . Nous sommes un malade sous perfusion . Trop
d'irresponsables on fait n'importe quoi . Tout le monde a sa part de responsabilité , la France et la Polynésie . La France en faisant passer ses " interrets " en premier en laissant faire
n'importe quoi pourvu qu'elle en tire profit et la Polynésie où beaucoup trop on mis un doigt dans le pot de confiture puis en suite la main sans que le justce réasgisse ou malheureusement bien
trop tard . Beaucoup se sont gavés sans vergogne et l'argent qui devait permettre de créer une économie a fini par pourrir le pays . Maintenant nous avons le nez dans le mur ( je suis poli )
 et les décisions à prendre seront douloureuses .


   Si certains ne voient pas ce qu'il faut faire ou ils sont cons ou ils sont les rois des voyoux . Les égo aussi aveuglent .



N.L. Taram 05/07/2010 10:22



Je retiens surtout tes deux dernières phrases.... En bon entendeur salut !



christian Penilla y Perella 04/07/2010 11:52



Il est presque minuit , je suis à moitié endormi et j'écris n'importe quoi .


 


   Je rectifie ma dernière phrase : Autre fois nous vivions en autarcie , aujourd'hui sans les importations nous crèverons de faim.



christian Penilla y Perella 04/07/2010 10:04



Taram


  Que peut on rajouter à ton analyse ? Rien , tout y est .


 C'est bien triste .


          Avant l'arrivée du CEP/CEA  ( 1962 ) notre budjet était équilibré avec un léger excédent .Au début des années 70 la consommation des
produits importés égalait déja soixante dix pour cent , production locale , trente pour cent . Ce jour nous sommes péniblement  à dix pour cent de production locale .


        Le premier statut " d'auto-gestion " géré par Francis Sanford c'est bien passé , Francis gérait en bon père de famille . Mais à partir de 1984 sous
Gaston Flosse avec le statut " d'autonomie interne " ce fut dérapages sur dérapages . La période des grands symboles : drapeau , hythme " nationnal " etc , c'était presque l'indépendance
comme aimait le dire avec un grand sourire Gaston Flosse . En suite ce fût la mise en place de la TVA , l'impôt le plus injuste socialement mais des entrées d'argent énormes donc ont suivi
les dépenses de prestige avec en prime le dessèchement progressif des réserves financières locales . L'inflation à deux chiffres , toujours au détriment des petites bourses .
 Aujourd'hui nous sommes dans le mur . C'est le remède de cheval ou la mort .


       En réalité tout le monde connait les remèdes mais trés peux acceptent de voir la réalité en place . Ils préfèrent regarder ailleurs en attendant un miracle .
Le réveil va être douloureux et malheureusement ce sont les plus démunis qui comme toujours seront les premiers à trinquer .


         Autrefis nous vivions en autarcie , augourd'hui sans les exportations nous  crèvons de faim .



N.L. Taram 04/07/2010 10:59



Christian,


En effet que rajouter à cette analyse, si ce n'est qu'elle n'est pas de moi mais du Tavini Huiraatira ?


Mais j'y adhère à 100%...